23 juin 19 – De Huallanca à Huánuco – 22 km (1950 km) – Taxi 137 km – J81

Avec la fatigue accumulée, nous avons très bien dormi jusque 6h30, quand Martin a décidé d’aller aux toilettes et de réveiller son frère… Nous traînons un peu, nous avons le temps aujourd’hui, c’est une petite étape qui nous attend. Nous voulons rejoindre La Union à une vingtaine de kilomètres d’ici.

Après des douches bien chaudes, nous sortons prendre le petit-déjeuner, ce n’est pas facile de trouver quelque chose d’ouvert et d’abordable. Dans un restaurant, un homme nous fait le signe de nous trancher la gorge pour nous dire que c’est fermé. Idem dans une tienda quand nous demandons du pain… Sympathique… Nous assistons de nouveau à un défilé.

Après avoir tourné un moment, nous retournons là où nous avions mangé le dessert hier sans trop y croire. Surprise, pain, beurre et confiture sont au rendez-vous, difficile de leur faire comprendre que nous voulons du café au lait, mais nous finissons par y arriver. Martin et Lucas finissent par regarder la télévision…

Après avoir englouti nos pains, nous retournons à l’hôtel pour terminer de préparer les affaires. Surprise, nous retrouvons le gant de Lucas qui s’était caché dans la chaussure de Papa ! Maman a une réponse d’un hôte warmshower (Midori) pour la nuit à Huánuco de demain, tout est ok !

Depuis hier, les parents ont du mal à se réchauffer… Nous sommes bien couverts alors qu’il fait grand beau et que le vent s’est un peu calmé. Il est 11h00 quand nous partons, c’est de la descente qui nous attend. Par contre, la route est bien abîmée… Il y a beaucoup de nids de poules et parfois, il n’y a tout simplement plus de route. Nous devons donc prendre des déviations non asphaltées. Etant donné que nous sommes dimanche, il n’y a pas trop de circulation. La route est plaisante.

Nous sommes à La Union un peu avant 13h00. Les Eveil Nomade nous ont dit avoir pris un taxi pour rejoindre Huánuco. La route est en grande partie en travaux et fermée à la circulation à partir de 14h00. Nous allons directement au terminal terrestre nous renseigner pour les horaires de bus. On nous dit qu’il n’y en a pas et qu’un taxi est la seule solution. Ils sont un peu plus loin. Il y a bien un collectivo mais il n’a pas assez de place pour nous. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes dimanche, la route ne ferme pas, nous allons pouvoir partir tout de suite !

Nous allons donc trouver une voiture. Un homme se propose, il a une petite galerie sur son toit. Nous sommes sceptiques, mais de toute façon, il n’y a rien d’autre. Nous allons tenter le coup. Nous mettons un matelas sur la galerie puis un premier vélo et un deuxième, le tout accroché avec deux cordes. Ça ne bouge pas mais Maman n’est pas franchement rassurée… Le coffre est plein de sacoches, nous devons même en prendre avec nous à l’arrière.

Papa monte à l’avant avec le chauffeur et son fils, Maman est à l’arrière avec les petits. Le début de la route est plutôt tranquille. La vue est magnifique. Nous regrettons presque d’avoir pris un taxi. Nous arrivons sur une piste, pour environ 9 km. Il y a de la poussière, mais c’est supportable. Le taxi conduit vite, même sur la piste. De temps en temps, il regarde si les vélos bougent…

Nous montons ensuite à environ 4000 m d’altitude. Encore une fois, la vue est grandiose. Nous voyons une dernière fois la cordillera Huayhuash, puis la Corona del Inca.

C’est quand nous commençons la descente vers Huánuco que nous comprenons… 50 km de piste poussiéreuse, tout en travaux. Quand nous suivons un véhicule nous n’y voyons plus rien, nous avons du mal à respirer. Le taxi est comme un dingue, il roule très vite, essaye de doubler n’importe où. Nous avons une pensée pour Guillaume et Elodie qui racontaient leurs déboires avec les chauffeurs fous 😀 Il se prend pour Sébastien Loeb, mais n’a pas la voiture qui va avec…

Au détour d’un virage, la circulation est coupée. Le taxi va se renseigner, c’est pour réguler le trafic, circulation alternée sur les prochains kilomètres où ça ne croise pas. Le seul soucis, c’est que toutes les voitures se sont accumulées sur les deux voies. Au moment où nous pouvons y aller, tout est quasiment bloqué. Ça y est, c’est reparti, Martin et Lucas sont contents, Papa et Maman commencent à fatiguer. Et dire qu’hier nous étions seuls au monde sur une piste… Le changement est radical !

Il y a tellement de poussière que les arbres sont recouverts, idem pour les maisons, tout est marron. Et pourtant, des gens sont quand même assis au bord de la route pour regarder passer les voitures…

C’est au bout de 4 heures de route que nous arrivons à Huánuco. Le taxi nous dépose à l’arrêt de bus pour Cerro de Pasco. Les vélos sont couverts de poussières, le coffre en est rempli… Nous déchargeons le toit de la voiture, le chauffeur retrouve un écrou sur le matelas, mais où va-t-il ? Maman finit par retrouver sa place, ouf !

Nous en avons finalement pour S/140, nous trouvons que c’est peu par rapport au trajet que nous venons de faire. Surtout qu’il faut que le taxi retourne chez lui !

Un bus part dans 30 minutes, il arriverait vers 21h30. Nous sommes fatigués, n’avons pas repéré les points de chute pour Cerro de Pasco, et décidons donc de tenter notre chance chez Midori qui ne nous attend que demain…

La circulation est dense mais nous nous frayons un chemin et arrivons à sa boulangerie tant bien que mal. Rien n’indique que c’est là, mais des enfants nous disent que nous sommes au bon endroit. Tout est fermé, nous tambourinons à la porte. Elle vient nous ouvrir. Pas de soucis, nous pouvons rester ce soir. Ce sera notre premier warmshower du voyage ! Il faut juste monter les vélos au deuxième étage… Argh !

Elle nous prépare de l’eau chaude, des œufs et du riz, nous offre du pain. Les enfants font les difficiles et deviennent rapidement insupportables. Maman file les coucher. Nous discutons avec Midori, elle envisage d’aller à Paris l’année prochaine, nous lui disons qu’elle est bien sûre la bienvenue à la maison ! Nous ne faisons pas long feu, la voiture nous a plus fatigués qu’une journée de vélo au final !

Des jeunes répètent des danses au pied de l’immeuble, la nuit est loin d’être tranquille, espérons que ça ne durera pas trop longtemps…

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