20 août 19 – De 4 km après Guallatire à Chilcaya – 38 km (3841 km) – J138

Tout d’abord, un joyeux anniversaire à Cassie ! Nous n’avons pas de réseau et n’allons pas pouvoir l’appeler 🙁 Déjà 3 ans qu’elle est parmi nous ! C’est dur de ne pas la voir grandir…

Quand nous nous réveillons ce matin, il fait très froid et la chambre est entièrement gelée ! C’est tout blanc… Sous nos couettes, nous sommes bien, du coup, c’est dur de se lever.

Le soleil arrive enfin, mais même avec lui, il fait froid dehors. C’est la première fois qu’il ne nous réchauffe pas directement. Nous prenons tout de même le petit-déjeuner, les enfants se plaignent du froid et ils ont de quoi… Le réchaud fait de nouveau des siennes, impossible de l’allumer, il doit de nouveau être encrassé, ou bien l’essence gèle directement en sortant, car il ne veut pas s’allumer même après un nettoyage. Nous réutilisons donc le réchaud à bois.

Sur la route, nous voyons défiler les camions en direction du salar. Ils sont vides et roulent vite. Les premiers ont commencés à circulés bien avant 5h. Il y aussi des camion-citernes qui viennent se recharger en eau dans le rio. Ils arrosent la piste pour éviter qu’il y ait trop de poussière.

Les enfants jouent en espagnol. C’est marrant de les entendre parler de la sorte.

Nous trainons encore plus que d’habitude ce matin… Le temps passe et nous ne sommes toujours pas prêts. Il est plus de 09h30 quand le soleil se met enfin à nous réchauffer. Ce n’est pas trop tôt ! La tente dégivre, les duvets aussi, nous pouvons terminer de tout ranger sous la surveillance des alpagas.

Un couple en voiture s’arrête, ils sont français. Ils nous disent avoir vu des condors 500 m plus haut, sur une carcasse de vigogne. Il nous faudrait aller voir ça mais ça nous fait remonter la piste à vélo. Papa tente d’aller voir à vide, il fait plus d’un kilomètre et ne voit rien. Ce doit être encore plus loin. Tant pis.

Il est plus de 11h00, nous partons enfin. La piste commence par descendre le long du rio puis remonte.

Nous arrivons à un panneau signalant des autruches, nous cherchons mais ne voyons rien. Nous commençons à croiser des camions chargés. Aujourd’hui, le vent ne chasse pas la poussière dans la bonne direction, nous mangeons de la poussière ! Heureusement, la plupart des camionneurs sont compréhensifs, ils s’arrêtent quand nous arrivons à leur hauteur.

La longue montée de la journée commence, de temps à autre, nous avons droit à une petite descente ou à une section plate. La piste est bonne, mais les montées sont sableuses. Nous réussissons la plupart du temps à passer sans pousser. La tôle ondulée est au rendez-vous.

Nous voyons toujours de nombreuses vigognes. Elles sont toujours aussi belles et sauvages.

Nous prenons le déjeuner au bord de la route. Au moment de repartir, un camion s’arrête. Il nous offre, des céréales, deux bananes, une pomme et des bonbons. C’est vraiment gentil de sa part. Un autre nous dit de faire attention sur la route.

Nous continuons à alterner les montées et les descentes puis vient une grande côte. Dur en fin de journée mais nous voulons passer le col. Il est plus de 16h30 quand nous arrivons au sommet. Nous découvrons le salar de Surire, c’est vraiment magnifique ! Nous sommes heureux mais avec le vent, nous avons froid !

Le salar !

Deux solutions s’offrent à nous, continuer vers le côté sud du salar pour rejoindre le refuge, il est à 14 km, c’est un peu loin vue l’heure, ou faire un petit détour et aller à Chilcaya, il y a des carabinieros là-bas, peut-être que nous pourrons planter la tente pas loin. Nous optons pour le village, nous sommes fatigués, il est tard et nous ne connaissons pas l’état de la piste vers le refuge passée l’entrée de l’exploitation du salar.

Nous sommes rapidement sur place. Nous sommes au bord du salar, il y a énormément de vigognes et des flamants roses. Nous demandons pour camper, ils nous proposent tout d’abord une petite pièce dans leur hangar. Elle est pleine de bois, la tente ne rentre pas. Puis ils nous montrent une autre pièce du hangar, c’est leur salle de sport. Ici la tente rentre, ça fera l’affaire. Le seul inconvénient, c’est qu’il y a leur groupe électrogène à côté, ça fait un boucan d’enfer… Nous installons la tente. Un carabiniero revient avec des pommes et des briques de pêche en cube, il nous propose de l’eau chaude, nous acceptons sans trop hésiter.

Tout est installé, nous commençons à faire chauffer l’eau des pâtes. Il est beaucoup plus tard que d’habitude (déjà plus de 19h00). Le carabiniero revient nous voir et nous propose de manger dans leur cuisine. Encore une fois, il ne nous faut pas longtemps pour accepter ! Les enfants se préparent rapidement et foncent dans la maison. Les parents suivent. La maison est chauffée, il fait bon ! Nous faisons cuire les pâtes pendant que Martin et Lucas regardent la télévision et jouent avec le téléphone portable prêté par un officier.

Nous mangeons rapidement et admirons leur garde-manger… Nous demandons si nous pouvons leur acheter du pain et des œufs, au final, ils nous donnent des tomates, des pâtes, du pain et des œufs ! Il n’y a pas de tiendas jusqu’à la frontière bolivienne, et eux se ravitaillent tous les 15 jours depuis Arica quand ils prennent leur poste ici.

En partant, ils nous disent qu’ils éteignent le groupe à partir de minuit et jusqu’à 08h00 du matin. Ouf, nous aurons un peu de calme !

Demain matin, nous aurons de nouveau accès à la cuisine, nous allons pouvoir prendre le petit-déjeuner bien au chaud !

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6 réponses

  1. Mathieu dit :

    Toujours de magnifiques photos
    Merci

  2. Olivier dit :

    Les photos sont trop belles !

  3. Mamie dit :

    Coucou les enfants toujours de belles photos . Les carabinieros sont sympa.avec vous , vous pouvez vous réchauffer au moins ,les nuits sont froides en ce moment. Je me régale de vous lire tous les jours en attendant de vous voir en vidéo.
    Je vous fais de grooos bisous mamie ❤❤❤

  4. Laurent D dit :

    Merci pour ces photos. Aventure à suivre 🙂

  5. Mickael C dit :

    Je vois que la vue du salar vous a redonné le Surire 😉

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