17 septembre 19 – D’Ascotán à Estación San Pedro – 49 km (4649 km) – J166

Personne n’est venu nous voir cette nuit. Les chiens non plus, il faut dire que nous avions bloqué la porte avec une table. Nous étant couché (très) tôt, nous nous levons sans trop de difficultés. Nous prenons le petit-déjeuner et rangeons toutes les affaires. Les enfants jouent dans l’église puis dehors.

Nous attaquons la journée vers 9h30. Nous commençons par la côte que nous avions mise de côté hier soir. Le vent est déjà là mais moins fort qu’hier. La montée est tout de même difficile. Au milieu, nous sommes arrêtés par une voiture que nous croisons. Ce sont des chiliens qui partent visiter Uyuni. Nous discutons un peu, ils nous donnent le numéro de la sœur du conducteur, elle a un hôtel à Puerto Natales. Il nous propose de l’eau, nous acceptons et en prenons 2 litres. Ce sera toujours ça que nous n’aurons pas à filtrer plus tard.

Au bout d’une heure, nous arrivons chez les carabinieros. Un saint-bernard nous accueille, il veut jouer mais fait peur aux enfants. Un carabiniero vient nous voir, nous discutons un peu. Lui aussi, il nous propose de l’eau. Nous prenons 1,5 litres (nous ne voulons pas trop nous charger). Il ramène deux briques de nectar de pêche pour les enfants. Pendant la discussion, un camion arrive, c’est le camion-scanner de la frontière. A bord, il y a le douanier qui avait offert des yaourts et des bananes aux enfants. Nous le saluons. Puis, après nous être bien couverts, nous nous remettons en route.

Le vent est bien présent, toujours de face. Nous pensions avoir de la descente mais nous passons la plupart de notre temps à remonter après de brèves descentes… Maman en a vraiment marre. Cela fait plusieurs jours que cela dure, elle prend de moins en moins de plaisir à rouler. Pourtant, les paysages sont magnifiques, nous avons de la chance de voir tout ça… Au pied des volcans, le sol est particulièrement vert, tout ce mélange de couleurs est splendide.

Nous avons zappé la pause grignotage (il faut dire que nous n’avons pas grand chose à grignoter) et nous arrêtons déjeuner un peu avant 13h00. Nous voyons passer un train qui retourne vers la Bolivie. Nous en avions vu beaucoup à Ollagüe mais n’en voyons pas passer souvent depuis… Le repas est pris dans le vent faute d’abri. Du coup, nous repartons assez rapidement.

Ça y est, ça descend enfin ! Avec le vent, nous n’allons pas bien vite mais c’est toujours ça. Nous arrivons près d’un petit volcan qui a une coulée de lave impressionnante juste à côté de lui !

Nous rejoignons une grosse descente qui arrive dans un virage se terminant par… une grosse montée ! Ça ne donne pas envie de descendre !

Juste après ce petit passage, nous arrivons au village de Estación San Pedro. Il est à peine 16h00 mais nous décidons de nous arrêter ici pour ce soir. Il nous faut filtrer de l’eau et il n’y aura pas d’autres villages accessibles après. Nous faisons le tour du village, tout semble presque abandonné. Il y a tout de même un restaurant mais qui ne fonctionne que sur réservation. Nous demandons s’ils auraient une pièce pour que nous puissions dormir, réponse négative. Des gens doivent venir, c’est le début de trois jours de fête au Chili. Ce n’est pas grave, nous allons camper. Nous achetons tout de même deux paquets de biscuits et un paquet de chips pour demain.

Nous allons donc nous installer dans l’ancienne gare, il n’y a pas de toit, mais c’est au moins un peu abrité du vent. Les enfants jouent et ramassent tous les déchets qui traînent. Ils s’inventent un petit camion avec une tente et plantent des vieux clous pour l’installer.

Nous mangeons nos pâtes et allons nous coucher. Une vieille habitude de Martin refait surface, une fois couché et l’histoire écoutée le voilà qui demande à boire (forcément, durant le repas il n’a rien bu…), grrrr…

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