18 septembre 19 – D’Estación San Pedro à Calama – 86 km (4735 km) – J167

Des trains sont passés cette nuit, tout a tremblé mais les enfants ne se sont même pas réveillés !

Quand le réveil sonne, le vent souffle déjà. Il a tourné, la tente se retrouve en plein vent du coup. Le soleil n’est pas encore là, du coup, il fait très froid. Papa s’occupe du petit-déjeuner et comme d’habitude, Maman commence à ranger la chambre et essaye de réveiller les enfants. Ce n’est pas chose facile, ils dorment bien tous les deux.

Ils finissent par émerger, nous pouvons donc manger. Vu le vent, nous prenons le petit-déjeuner dans l’abside. Une fois terminé, les enfants vont jouer dehors pendant que les parents rangent. Papa grogne contre le vent…

10h30, nous partons. Nous commençons par une petite montée pour rejoindre la route. Le vent est de côté, ça se passe plutôt bien. Sur la route principale, c’est l’euphorie. Nous avons le vent dans le dos, c’est magique ! Des petites montagnes russes, pas la peine de pédaler et nous sommes à plus de 40 km/h. Les kilomètres défilent ! Nous nous imaginons cette après-midi à Calama !

Mais… toutes les bonnes choses ont une fin… Au bout d’une quinzaine de kilomètres, sans trop savoir pourquoi, en pleine ligne droite, le vent tourne radicalement, nous l’avons maintenant de face ! Quelle déception ! Heureusement, il ne souffle pas trop fort, nous réussissons à maintenir un bon rythme. Nous passons devant un petit village avec des arbres, surprenante cette verdure au milieu de ce désert !

Au détour d’un virage, nous voyons apparaître Chiu-Chiu. C’est le village que nous visions pour ce soir ! Il n’est pas encore 13h00 et nous avons déjà fait presque 50 kilomètres ! Nous allons sur la place du village pour déjeuner. Pour la rejoindre nous empruntons une petite rue, elle est pleine de drapeaux chiliens. Dans l’ensemble, c’est paisible et joli. Nous mangeons joyeusement.

Nous sommes accostés par des italiens en vacances et un chilien qui tire ses enfants dans une sorte de brouette. Nous discutons un peu et profitons de l’instant. Mais sur la fin du repas, le vent se lève sérieusement… Nous décidons tout de même de repartir.

Là, ce n’est pas la même du tout… Nous avons du mal à avancer à 10 km/h. OsmAnd nous dit que ça devrait descendre mais globalement, nous avons l’impression de ne faire que monter ! Dur, dur ! En moins de 10 kilomètres, nous commençons déjà à regretter notre choix. Mais puisque nous sommes là, en plein désert, nous continuons tant bien que mal…

Une voiture s’arrête devant nous, c’est un couple chilien qui veut nous prendre en photo. C’est l’occasion de faire une petite pause. Nous discutons rapidement, ils nous mettent en garde contre les voleurs à Calama et San Pedro de Atacama, et nous disent de surveiller les enfants. Sur ce, nous reprenons la route.

Les kilomètres défilent tout doucement, les parents fatiguent et s’énervent facilement, surtout l’un contre l’autre. Petite pause cookies à 16h00, nous sommes encore loin du but et le vent souffle de plus en plus fort. A chaque petite butte, nous nous disons que bientôt, ça va descendre mais il n’en est rien. Le pire, c’est que ce n’est même pas beau sur cette portion…

Maman voit des grosses pierres et propose à Papa de s’arrêter là. Il refuse catégoriquement, il ne reste “que” 12 kilomètres. Tout le monde continue donc. Encore une petite montée et nous apercevons la ville et enfin une vraie descente !

Nous ne sommes que dans la périphérie, il reste encore 9 kilomètres pour atteindre le camping. Nous longeons une énorme mine de cuivre et traversons une sorte de zone industrielle.

Nous n’en voyons plus le bout mais nous atteignons enfin la ville. Nous avons même le droit à une piste cyclable ! Nous traversons la ville, quasiment tout est fermé. Espérons que ce ne sera pas le cas demain, il nous faut faire des courses pour repartir. Nous finissons par atteindre le camping. Avec les courses à faire pour repartir à San Pedro de Atacama et le vent qui se lève plus ou moins tôt dans la journée, inutile de se risquer à partir demain, nous prenons donc deux nuits. Les enfants sont ravis, il y a des jeux !

Pendant que Papa monte la tente, Maman va acheter des petits trucs à manger pour ce soir. Mauvaise nouvelle, tout devrait être fermé demain aussi… Nous dînons froid (des bons empañadas !), les enfants vont se coucher, Maman rédige l’article du jour pendant que Papa va à côté de l’accueil pour synchroniser les téléphones. Demain, nous allons pouvoir dormir un peu, ça va faire du bien à tout le monde !

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3 réponses

  1. Papy Christian dit :

    coucou
    bonjour à vous quatre et un très bon et joyeux anniversaire à Richard
    bisous
    papy Christian

  2. Romain dit :

    D’après la trace, vous n’avez effectivement fait que descendre !

    Mais avec le vent, c’est une autre histoire !

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