23 octobre 19 – Du PK 179 (RN 150) à Niquivil – 70 km (6357 km) – J202

Réveil facile après cette bonne nuit ! Le soleil tape rapidement sur la tente, il ne fait pas froid du tout, juste frais comme il faut. Nous prenons le petit-déjeuner, plions tout et sommes rapidement prêts à partir. Un phasme tente de s’inviter, mais nous préférons qu’il reste ici.

Nous continuons la petite montée à travers les montagnes, passons à côté d’un rio qui a de l’eau. Ça faisait bien longtemps que nous n’en avions pas vu couler un comme ça. Il y a de la verdure, ça nous fait du bien.

Nous avons décidé de faire un détour par Huaco pour nous ravitailler, nous ne voulons pas courir le risque de ne rien trouver à San Roque. Il nous faut faire tous les negocios de la ville pour acheter presque toute notre liste et il manque encore des tomates. Nous ferons avec. Les enfants se font offrir une glace et profitent des jeux sur la place.

Tout ça nous a pris un bon moment, nous filons rejoindre la ruta 40. De nouveau, de nombreuses perruches nous saluent.

Nous avançons bien et arrivons à l’intersection avec la ruta 150 que nous avions quittée précédemment pour faire notre détour. Les argentins ont aménagé un énorme échangeur alors que sur la route, nous n’avons vu que très peu de voitures sur la 150 (moins d’une par heure !).

Nous revoilà donc dans la pampa avec ses lignes droites… Nous nous faisons doubler par une voiture blanche qui s’arrête un peu plus loin. Ce sont Raoul et Claudia ! Ils se rendent à San Juan pour visiter de la famille. Nous papotons, ils nous donnent leurs coordonnées. Ils nous offrent des noix et des barres aux cacahuètes. C’est gentil de leur part. Ils se remettent en route, nous profitons de cet arrêt pour faire notre pause déjeuner.

C’est tard que nous repartons. Le vent s’est levé, c’est tout de suite un peu plus dur. Nous espérons pouvoir boire un coup dans un petit restaurant mais manque de chance il est fermé. Nous prenons donc le goûter à l’ombre de leur terrasse sans boisson fraîche.

Plus que quelques kilomètres pour atteindre Niquivil, mais c’est long avec le vent… Nous espérons pouvoir camper là-bas. Nous passons devant le centre d’intégration et y récupérons de l’eau puis nous dirigeons vers ce que nous pensons être une place sur OsmAnd. En fait, il s’agit du stade de football. En face, il y a un negocio, nous y achetons du coca, du fromage et du salami.

Nous demandons à des personnes qui se trouvent au stade si nous pouvons camper là. “Aucun soucis, il y a juste un meeting politique qui doit se terminer à 20h00. Mais après pas de problème”. Tout le stade est inondé, il nous faut donc planter la tente à côté des bâtiments. Attendre 20h00 inquiète un peu Maman, elle n’est pas très chaude pour le coup. Papa fait le tour du village, demande à la police, qui a un superbe jardin ombragé, “pas possible de camper dans le village, il y a un camping vers Jachal (retour arrière)”. Bon, ben, en attendant, nous nous faisons à dîner. Beaucoup de monde arrive, des femmes et des enfants. Les gens s’installent. Vers 19h30, ils installent des enceintes… Puis c’est un loto qui commence !

  • Le 1, le 24, le 42…
  • Bingo !

Au final, ça ne finit pas du tout à 20h00 ! Le loto semble terminé, ils mettent de la musique maintenant. Nous décidons de ne pas dormir ici. Il fait nuit mais nous allons partir quand même. Nous n’y comprenons rien, c’est mercredi, les enfants sont encore debout, les gens font la fête… C’est les vacances ? Demain est férié ? Martin et Lucas sont déçus de bouger mais nous avons envie de pouvoir dormir au calme.

Nous remontons donc sur nos montures, croisons de nombreuses voitures qui se rendent à la fête. Impossible de voir ce qu’il y a au bord de la route, nous retournons donc au centre d’intégration. Les gens présents nous donnent l’autorisation de camper et nous proposent d’aller demander dans une maison plus loin l’ouverture de la salle commune. Papa tente de trouver la maison mais en vain, le lieu indiqué est un quartier où toutes les maisons sont identiques. Par contre, il a trouvé un petit endroit plat à côté de l’école, c’est plus à l’écart de la route, nous y serons mieux. En plus, il y a une petite place avec des jeux à côté, idéal pour prendre le petit-déjeuner demain matin. Nous montons vite la tente et nous mettons au lit. Maman rédigera l’article demain, là, il est trop tard !

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