11 septembre 19 – De Ramaditas à Culpina K – 53 km (4398 km) – J160

Ce matin, nous nous dépêchons un peu, les écoliers entrent en classe à 8h30. Nous sommes prêts à 8h25 ! Incroyable ! Comme quoi, c’est possible.

Les enfants nous demandent s’ils peuvent aller en classe, ça doit leur manquer. Nous demandons à l’institutrice si nous pouvons rester un peu, elle nous répond qu’il n’y a pas de soucis. Super ! Nous commençons par regarder la cérémonie d’entrée en classe. Les élèves saluent la maîtresse, chantent une chanson (l’hymne peut-être) et rentrent en classe.

Dans cette classe, il y a quatre niveaux de l’initial jusqu’à l’élémentaire, en gros de 3 à 6 ans. Les grands font un contrôle pendant que les petits jouent au chamboule-tout. A chaque fois, ils doivent citer les nombres inscrits sur les boîtes tombées à terre. Martin se régale avec Dylan (le fils de la maîtresse), entre autres, pour Lucas c’est un peu plus difficile, il n’arrive pas à bien viser…

Vers 09h00, nous décidons de partir. Les élèves sortent pour regarder nos montures, Dylan monte à bord !

Jusque maintenant, il n’y avait pas de vent mais il arrive en même temps que notre départ. Tout va bien, il ne souffle pas trop fort. Nous reprenons notre route dans le désert.

Nous arrivons à une déviation. Nous la prenons sagement en nous disant qu’elle ne doit pas être bien longue. Grosse erreur ! Ça dure, ça dure, elle fait des tours et des détours alors que nous voyons la route principale aller tout droit. En plus, elle a l’air en bon état alors que nous alternons sable et tôle ondulée… Pour couronner le tout, le vent a redoublé d’intensité, il est presque de face rendant notre avancée difficile. Vous l’avez compris, on en a marre !

Nous arrivons à une première ville. Encore une déviation, ce coup-ci, nous nous souvenons des dires de Laurent et Odile, ils n’ont suivi aucune déviation. Nous décidons de faire pareil. La route, bien qu’en travaux, est en bien meilleur état que la déviation. Nous ne regrettons pas notre choix. Mais le vent est toujours là. Nous commençons à fatiguer et nous n’avançons pas ! Papa s’arrête même parfois pour ne pas tomber.

Il est 13h30 quand nous arrivons à San Cristobal. Nous avons fait environ 37 km, certes ce n’est pas trop mal mais sans vent nous irions beaucoup plus vite ! Nous montons dans la ville avec le vent de face, par moment, nous n’arrivons même plus à avancer. Nous voyons un restaurant, nous y mangeons un almuerzo, après avoir avalé pas mal de sable avec les bourrasques. Ça fait bien longtemps que nous ne nous sommes pas arrêtés dans un restaurant le midi, mais Maman avait besoin d’un endroit coupé du vent. De plus, une bonne soupe nous fait le plus grand bien.

28

Après le repas, nous filons faire quelques courses au marché pour les prochains jours. Nous allons aussi dans un supermarché et grande joie, ils ont du beurre salé !

Le moment d’euphorie a été de courte durée. Nous revoilà sur la piste avec le vent comme compagnon de route. Quelle galère… Nous reprenons la route en construction, au début tout va bien puis nous affrontons de la boue. Nous réussissons à passer mais nous devons nous arrêter pour nettoyer les gardes-boue, qui l’ont bien stockée. Impossible de rouler avec toute la terre accumulée ! Il est déjà plus de 16h00 et nous avons encore 10 km jusqu’au prochain village. Comme hier, nous ne voulons pas nous arrêter en plein vent.

Pour la suite, il y a un peu de sable. Nous retrouvons la déviation puis la suivons car la route a l’air mauvaise. La déviation n’est pas beaucoup mieux et il y a surtout énormément de circulation. Beaucoup de 4×4 qui roulent très vite et des camions. Tout ça fait beaucoup de poussière. Nous passons devant une bifurcation rejoignant la nouvelle route, nous la prenons et nous faisons bien. Sur cette partie, la route est parfaitement lisse.

Nous faisons les 5 km qui nous séparent de Culpina K. De nouveau, nous retentons la déviation car la route est coupée mais nous revenons vite dessus. Pour se faire, nous nous enlisons dans le sable mais avec Martin qui nous aide à pousser, nous nous en sortons rapidement.

Il est plus de 17h00 quand nous arrivons enfin à destination. Nous filons vers le collège. On nous dit qu’il ne devrait pas y avoir de problème pour dormir mais qu’il faut demander au directeur. Papa et les enfants vont voir à l’école, il doit être là-bas. Ils ne le trouvent pas, la concierge l’appelle mais il ne répond pas. Nous prenons le goûter puis Papa et Lucas vont voir chez lui sur les conseils de la concierge, idem… Décidément, ce n’est pas notre journée… Nous retournons à l’école (c’est là que nous devrions dormir) en expliquant que nous n’avons trouvé personne. Nous aimerions attendre à l’abri du vent. La dame nous ouvre alors une pièce où nous pouvons nous installer, elle en avisera le directeur plus tard. Chouette !

Nous nous installons rapidement. Papa prépare à manger pendant que Maman, qui est complètement cuite, se repose un peu. Elle a eu des crampes au ventre toute la journée, ça plus le vent, elle n’en peut plus. Papa n’a pas de chance, le réchaud est de nouveau tout encrassé. Elle n’est vraiment pas top l’essence bolivienne !

Nous mangeons nos pâtes puis des pommes et des bananes. Les enfants vont se coucher, Maman les rejoint peu de temps après puis Papa aussi.

Aujourd’hui, nous avons fait autant de kilomètres qu’hier alors que nous sommes partis beaucoup plus tôt ! Nous sommes presque déçus. Demain, nous allons essayer de rouler plus tôt afin de profiter du moment de la journée où il y a moins de vent, c’est à dire avant 10h00. Le mieux serait en fait de rouler la nuit, mais nous ne sommes pas prêts pour ça !

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. Papy Christian dit :

    coucou
    aujourd’hui c’est le début de la coupe Icare à Saint Hilaire, sur les photos d’archives j’ai vu un vélo dans en train de voler… 🤣🤣
    bisous à vous quatre 😘😘😘😘
    papy Christian

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.