26 septembre 19 – De Salar Aguas Calientes à El Laco – 31 km (5020 km) – J175

La nuit a été très froide. De la même manière qu’hier, nous avons mis le réveil à 6h20. Papa va dans la cuisine, il fait -4°C ! Maman peine à se lever mais finit par y parvenir. Les enfants dorment paisiblement.

Maman fête un joyeux anniversaire à Papa. Nous n’allons pas pouvoir faire de gâteau et nous n’avons pas de cadeau. Mais Papa est heureux, pour lui, son cadeau c’est d’être avec nous ici.

Les parents prennent le petit-déjeuner dans le froid, pas évident. Martin se lève, s’habille et vient dans la cuisine. Il fête l’anniversaire de Papa a son tour et prend son bol de chocapic. Le soleil se lève enfin, nous commençons à nous réchauffer. Maman va réveiller Lucas pour qu’il vienne déjeuner lui aussi.

Vers 08h00, les gens de la communauté arrivent. Nous libérons de l’espace dans la cuisine et avons quasiment fini de tout ranger. Ils ont amené un ballon de foot pour les enfants, ils jouent dehors au soleil. Les personnes qui nous accueillent font ensuite de la pâte à pain. Martin regarde attentivement. Une fois la pâte prête, Lucas et lui participent à l’élaboration des petits pains. Il y en aura aussi pour nous ! Nous restons donc jusqu’à la fin de la cuisson.

Des vigognes passent nous faire coucou. La première fournée de pains est prête, elle est pour nous, les enfants sont fiers de leur travail. Ils en dégustent d’ailleurs un tout chaud.

Pendant ce temps, un groupe de viscaches se fait dorer au soleil.

Il est temps de dire au revoir. Un des membres nous offre des biscuits et des yaourts pour les enfants.

Nous quittons ce magnifique salar et entamons la montée. Elle va être longue puisqu’elle dure environ 35 km (avec quelques replats par moment).

Fin de la première bosse, nous découvrons un lac splendide ! A notre arrêt au point de vue, des petits oiseaux viennent nous tourner autour, ils doivent avoir l’habitude d’être nourris par les passants.

Nous repartons pour quelques kilomètres seulement et nous arrêtons pour la photo des 5000 ! Waouh, dans un décor de rêve ! Le jour de l’anniversaire de Papa en plus ! Nous avons presque du mal à réaliser que nous avons fait autant de kilomètres.

Avec tout ça, nous n’avons pas beaucoup avancé et il est déjà plus de 11h00. Nous repartons dans la montée et passons à côté de flamants roses.

A 12h30, nous nous arrêtons pour la pause déjeuner. Un minibus s’arrête à notre hauteur, le guide nous propose à manger. Maman accepte et nous avons droit à une bonne baguette de la boulangerie française de San Pedro de Atacama avec du beurre. Miam miam !

Nous repartons mais Maman est déjà fatiguée. Cela fait maintenant deux semaines que sa crève ne la lâche pas et plusieurs jours qu’elle a des problèmes intestinaux. Aussi, par moments, les vélos ‘collent’ à la route. Le bitume est fin et la route est encore à l’état de dégel après les récentes chutes de neige. Tout ça plus le dénivelé, ça ne va pas fort… Elle avance vraiment au ralenti, elle a l’impression de se revoir en Equateur.

Nous grimpons, faisons une petite pause grignotage, Lucas fête enfin l’anniversaire à Papa et nous interrogeons pour la suite. C’est sûr que nous n’atteindrons pas la frontière. Nous avons deux choix possibles. Un hébergement en dur dans 3 km ou un lieu de bivouac dans 10 km avec principalement de la descente mais la montée à terminer (encore 150 m de dénivelé). Papa finit par trancher, il est encore tôt mais nous allons nous arrêter dans 3 km.

Il s’agit d’un campement d’une ancienne mine de charbon. Elle n’est plus en activité car trop coûteuse à exploiter en regard du prix des minerais, mais 2 personnes sont présentes pour surveiller le site. Nous sommes très bien accueillis par Guillermo, qui est seul aujourd’hui. Il nous fait du thé et nous offre du pain. Nous allons pouvoir dormir dans un dortoir. Que demander de plus ?

Papa repart à vide en sens inverse avec Lucas pour voir s’il retrouve le bracelet que Martin a perdu à la dernière pause. Pendant ce temps, Martin regarde la télévision, Maman ne fait pas grand chose. Soudain Guillermo nous appelle, un renard passe devant la maison. Il nous dit qu’il veut manger le chat, il ne faut surtout pas le laisser sortir.

Papa revient bredouille. Dehors, nous pouvons entendre les renards, ils sont 2 en fait. Maman profite de la présence de Papa pour aller se coucher.

Il est assez rapidement l’heure de dîner. Nous profitons de la cuisine pour manger nos pâtes et discutons avec Guillermo. Il est tombé un mètre de neige il y a moins de 15 jours, et la route a été réouverte à la fraiseuse. Aussi, il a déjà été coincé ici en hiver pendant 28 jours, avec des touristes. Ils ont tous été évacués en hélico ! Les enfants vont ensuite écrire leur nom sur l’ordinateur de la maison puis c’est l’heure d’aller se coucher. Nous faisons tout de suite une photo souvenir car demain, Guillermo ne se lève pas avant 10h00. Nous serons sûrement déjà partis.

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3 réponses

  1. Papy Christian dit :

    coucou, à nouveau presque 4500m d’altitude… l’ascension du plateau des petites roches vous semblera être une rigolade 🤣🤣🤣🤣
    énormes bisous 😘😘😘😘
    papy Christian

  2. marc dit :

    Bonjour.
    Merci pour tous ces partages et photos. Ça doit prendre beaucoup de temps pour rédiger et envoyer ces textes !
    Je viens d’arriver en Bolivie (santa croie) et je démarre lundi,. Direction le sud par uyuni, Salta, etc. Peut-être qu’on se croisera…,

  3. marc dit :

    C’est Santa Cruz…

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