02 août 19 – De Santiago de Okola à Achacachi – 54 km (3337 km) – J121

06h00, une grosse détonation réveille Maman en sursaut. Est-ce le tonnerre ? Le début d’une guerre ? Plus rien… 15 minutes plus tard, de nouveau, un gros boum ! 15 minutes passent et de nouveau, un gros boum ! Puis nous entendons de la musique venir du village. C’était donc pour annoncer le début d’une fête ! Aussi tôt ? C’est incroyable !

De nouveau, nous prenons le petit-déjeuner dans un décor de rêve. La vieille dame repasse nous voir, elle nous demande si nous avons bien dormi et si nous avons bien mangé. Nous lui répondons que oui, tout va bien. Elle repart.

Nous plions le camp et allons demander de l’eau au village. Le ponton est trop haut et le bord du lac trop sableux, ce serait galère de filtrer cette eau là. Nous arrivons au centre de santé. Nous récupérons de l’eau dans la bassine, Papa commence à la filtrer. Pendant ce temps, Maman et les enfants partent voir la fête. Les écoliers sont en train de faire une démonstration de leur cours de sport, c’est une sorte de petit parcours du combattant. A côté, les gens regardent et boivent de la bière. Il est seulement 10h00… Les femmes et les hommes sont globalement séparés, ils forment des petits groupes.

De retour aux vélos, nous demandons à deux hommes dans un camion quelle est la raison de la fête, mais ne comprenons pas vraiment la réponse. Par contre, ils insistent pour que Papa prennent un verre de bière. Il ne cède pas, il est vraiment trop tôt…

Nous reprenons la piste d’hier en sens inverse puis attaquons les 300 m de dénivelé. Nous repensons à l’Equateur, par moment, les côtes sont bien raides ! Mais la vue est splendide. Tous les 100 mètres, nous voyons des chiens couchés au bord de la route. Ils ne disent rien et nous regardent passer.

Au sommet, nous arrivons dans un village qui semble mort, nous entendons seulement quelques moutons et voyons deux personnes sauter dans un collectivo. C’est donc habité !

S’en suit une belle et froide descente. Au loin, nous voyons les montagnes enneigées, ça faisait longtemps que nous n’en avions pas vues. Plus bas, des gens préparent des costumes, ils brillent au soleil !

Nous rejoignons Ancoraimes où nous prenons notre déjeuner. Il y a une place avec énormément de tiendas. Nous y trouvons des chips ! Les enfants sont ravis. Nous achetons une petite bouteille de fanta qui se trouve être périmée et une bouteille de coca qui le sera bientôt… Des œufs durs, du pain et des fruits, il va falloir nous habituer à ce menu sans verdure. Heureusement, nous grignotons un peu toute la journée. La ville est déserte, tout le monde doit être ailleurs pour une fête.

Effectivement, nous repartons et le village suivant est en effervescence ! De nouveau, les hommes et les femmes sont séparés. Les hommes boivent debout pendant que les femmes boivent assises.

Nous longeons un peu le lac via une suite de montées-descentes. Nous ne nous lassons pas de la vue.

Une vaste plaine s’ouvre à nous, avec au loin de la grisaille ressemblant à la pollution grenobloise. Le vent s’est levé. Nous l’avons la plupart du temps de trois-quart face. Il nous déséquilibre et ralentit notre progression. Les kilomètres ne défilent plus. Même la vue sur les montagnes finit par nous lasser… Puis nous tournons et l’avons enfin dans le dos ! Il n’est même plus nécessaire de pédaler pour avancer. Nous sommes lassés de cette plaine, à chaque ville nous pensons être arrivés mais non. De toute façon, le kilométrage nous le rappelle…

Enfin, voilà Achacachi. L’entrée dans la ville ne nous emballe pas. Ce n’est pas vraiment beau. Mais nous faisons halte ici, il y a une casa de ciclistas, ce serait dommage de ne pas en profiter ! Nous la trouvons facilement. Il s’avère que c’est une piscine ! Il y fait chaud, c’est extra. La cuisine est à l’étage, nous prenons le goûter avec vue sur le bassin. Milton (qui nous accueille) en est le gardien. Par contre, nous n’en profiterons pas, l’eau n’a pas l’air si chaude et vu le froid dehors, nous n’avons pas vraiment envie de nous tremper. Martin et Lucas filent jouer au baby-foot en bas avec les enfant du coin. Papa et Maman boivent un café. Nous décidons de filer directement à la Paz. De là-bas, nous prendrons un bus pour Copacabana pour visiter l’Isla del Sol, ça nous fera revenir en arrière mais nous avons envie de nous poser un peu.

Une lessive et une installation de chambre plus tard, nous partons dîner en ville. C’est sombre, ça ne sent pas très bon et il n’y a pas grand chose. Nous finissons dans un petit restaurant à manger du poulet, des pâtes et des pommes de terre. Martin passe son temps à regarder la télévision, Lucas mange plutôt bien. Nous sortons et filons acheter une carte sim. Puis nous faisons quelques courses. De retour, nous nous apercevons que le réseau ne fonctionne pas. Papa y retourne, Maman couche les enfants, rédige l’article et trie les photos. Un long moment plus tard, Papa revient, frigorifié. Ça ne fonctionne toujours pas mais il semble qu’il faille activer le téléphone en Bolivie… Pour se faire, il faudra aller dans une autre boutique demain matin. Espérons que tout rentrera dans l’ordre…

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2 réponses

  1. Papy Christian dit :

    la tente en bordure du lac un bivouac de rêve…
    c’est toujours un plaisir de vous lire tous les matins, merci👍👍😘😘😘😘
    bisous
    papy Christian

  2. Elodie dit :

    Depuis qu’on est rentré j’ai moins le temps de lire …. mais c’est un plaisir de se replonger dans cette ambiance des andes ! Bonne route à vous ! profitez ! parce que le temps file …. Bises

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