14 septembre 19 – Du PK 170 à Avaroa – 52 km (4524 km) – J164

Ce matin, la tente est toute gelée. Les renards ne sont plus là. Et de nouveau, le réchaud fait des siennes… L’injecteur est bouché (comme prévu, le 28 n’est pas adapté et s’encrasse trop vite), Papa remet le 35 et magie, ça marche !

Après le petit-déjeuner, les enfants vont jouer dans les rochers. Ils reviennent vers nous en disant avoir trouvé le terrier des renards. En fait, ils ont vu beaucoup de traces de pattes mais pas de trou. Quand ils reviennent à la tente avec Maman, Papa les interpelle, le renard est là ! De nouveau, nous l’observons et il fait de même. Il semble regarder plus particulièrement les enfants. Veut-il jouer ou pense-t-il qu’il peut les manger ? Toujours est-il qu’il est vraiment curieux !

Les enfants grimpent parfois très haut et se retrouvent bloqués !

Papa va ramasser une bouteille en plastique qui traîne. Il la vide et voit arriver le renard !

Nous plions le camp, finalement, ce bivouac aura été top ! Renards et rochers nous auront bien occupés ! Nous nous mettons en route avec le vent…

Nous luttons déjà… La journée s’annonce difficile… Nous passons devant un ancien restaurant, le robinet ne fonctionne pas. Nous décidons de ne pas faire d’eau, nous ne voulons pas perdre de temps et préférons avancer légers.

A 13h00, nous faisons la pause déjeuner à l’abri derrière un petit mur. Un 4×4 s’arrête pour prendre les vélos en photo. Maman en profite pour demander de l’eau, le chauffeur lui donne une bouteille de 2 litres et un passager lui donne des pâtes de fruit. Super !

Nous repartons et luttons pour avancer. Le volcan Ollagüe fume un peu au loin et sent fort le souffre. Maman se met dans sa bulle, le vent lui casse les oreilles. Nous nous arrêtons pour faire une pause, Maman finit par s’asseoir et semble s’endormir. Papa et Martin s’inquiètent, ils crient. Maman les entend mais ne parvient pas à répondre ni à ouvrir vraiment les yeux. Elle finit par revenir à elle, Papa lui donne à manger. Nous ne pouvons pas nous arrêter ici, il y a énormément de vent et il n’y a nulle part où nous abriter.

Maman se redresse. Il faut repartir. Il reste encore un peu de plat/montée puis ce sera 10 km de descente. C’est dur, mais nous avançons. Papa surveille Maman de près, Martin pédale pour l’aider.

A chaque fois qu’un camion nous double, nous devons nous arrêter. Le souffle est tellement fort, il y a tellement de poussière que nous manquons de tomber. Nous rejoignons tant bien que mal Avaroa.

Il ne reste que 6 km à faire pour rejoindre le Chili, mais avec le vent de face, ce serait trop pour Maman. Nous décidons de nous arrêter ici. Nous passons au poste d’immigration pour savoir s’il est bien ouvert demain, et si nous pouvons dormir quelque part à l’abri. Il faut dire que la ville est désertique. Il y a des maisons neuves mais qui semblent inhabitées. L’officier de l’immigration nous dit d’aller demander à l’école ou aux quelques personnes vivant ici. Nous roulons jusqu’à l’école. Enfin… Ce doit être une école qui n’a jamais servie, construite l’année dernière, des gens vivent dans les classes. Une personne nous ouvre une pièce, nous serons bien ici !

Nous nous mettons à l’abri, installons tout pour dormir. Nous prenons le goûter puis mangeons juste après. Nous filons nous coucher.

La journée a été très difficile. Nous n’avons pas réussi à rejoindre le Chili mais nous y sommes presque. Maman est déçue de ne pas avoir tenu le choc. Elle a une bonne crève et est assez fatiguée. Mais rassurez-vous, ça va tout de même mieux !

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1 réponse

  1. sudre dit :

    COURAGE ! Vou sy etes presque

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