19 janvier 20 – De Gobernador Philippi au Parque Chabunco – 34 km (9162 km) – J290

Le vent a soufflé fort cette nuit, mais il s’est calmé entre 04h00 et 06h00 (dixit Papa qui ne dormait pas). Le réveil n’est pas des plus faciles à 06h00 mais nous faisons avec. Nous prenons le petit-déjeuner dans le calme pour ne pas réveiller notre voisin (que nous n’avons même pas entendu venir se coucher !).

Avec tout ça, nous sommes prêts à partir avant 08h00 ! Un record ! Nous luttons un peu contre le vent pour ne pas finir au milieu de la route, il n’est pas tout à fait dans notre dos. Nous avons le soleil quelques kilomètres puis des gros nuages cachent le ciel. Ce coup-ci, nous anticipons et mettons nos vêtements de pluie. Quelques minutes plus tard, il pleut mais pas de quoi être trempés. Tout va bien !

Le soleil ressort et nous continuons d’avancer. Nous allons moins vite qu’hier forcément mais nous atteignons le poste de police un peu après 10h00, soit 20 kilomètres de parcourus. Tout est fermé, abandonné, nous ne pouvons pas demander de l’eau ici. Nous aimerions en avoir pour ce soir au cas où nous nous arrêtions avant Punta Arenas. En effet, un peu plus loin, la route tourne et le vent va vraiment être de côté voire un peu de face. Tant pis, pour le moment, nous grignotons à l’abri du vent.

Papa pense vraiment pouvoir rejoindre la ville mais Maman n’y croit pas trop. Déjà là, nous devons lutter pour rester sur la droite de la route. Quand il y a des camions et des bus, nous allons même rouler sur le bas-côté pour ne prendre aucun risque. Les rafales sont fortes ! Nous croisons un cycliste qui est arrêté. Le vent souffle si fort que nous avons du mal à communiquer. Il est suisse, a commencé son voyage à Ushuaïa, et n’arrive plus du tout à avancer à cause du vent, nous n’en saurons pas vraiment plus.

En passant devant un centre d’étude universitaire sur l’aquaculture, Maman décide de tenter notre chance pour passer la nuit. Mais le gardien répond que ce n’est pas possible, c’est privé, nous ne pouvons pas rester. Tant pis… Nous pouvons tout de même prendre de l’eau, c’est déjà ça. Enfin… Il faut la faire bouillir et elle a vraiment une sale couleur… Nous en prenons 3 litres, nous verrons bien.

Nous continuons notre route. 3 kilomètres plus loin, il y a le parque Chabunco avec de nombreuses zones de camping. Nous cherchons un abri dans une zone boisée et trouvons notre bonheur. Il y a du vent mais beaucoup moins que sur la route. Nous sommes à un peu plus d’une vingtaine de kilomètres de Punta Arenas et demain il doit y avoir beaucoup moins de vent. La vue sur le détroit de Magellan finit de tous nous mettre d’accord !

Nous prenons le déjeuner (et oui, il est à peine 12h30) puis allons faire un petit tour en bas, sur la plage.

Nous installons la tente et le tarp. Quel bonheur d’avoir des fermetures-éclair qui fonctionnent ! Papa qui voulait à tout prix continuer est finalement très bien ici. Les enfants jouent, les parents profitent de la vue. Dur de voir des dauphins avec toutes les vagues. L’aéroport est juste derrière nous alors nous regardons aussi passer les avions.

Papa n’étant pas inspiré par l’eau que nous avons récupérée, il décide de la filtrer. Elle bouche le filtre très rapidement, c’est un peu la galère. Maman décide d’aller demander à des gens que nous avons vu camper plus loin. Elle a eu une bonne idée, en fait, ils s’en vont et nous laisse 3,5 litres d’eau ! C’est parfait !

De nouveau, nous lançons le dîner tôt. Mais demain matin, pas de réveil trop matinal !

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