17 janvier 20 – De l’Estancia Jerónima à Villa Tehuelches – 75 km (9079 km) – J288

La nuit a été top ! Nous nous levons à 06h30 comme convenu. Lucas est réveillé mais traîne comme à son habitude, Martin est dur à lever mais y parvient finalement avant Lucas ! Nous prenons le petit-déjeuner, le vent souffle déjà dehors ! A 08h30, nous sommes prêts à partir !

Le vent nous pousse, le soleil est là, nous avançons bien. Difficile de qualifier les paysages, il n’y a rien mais c’est beau quand même. Ce n’est pas tout à fait comme la pampa. A certains moments, il y a beaucoup d’arbres avec de la mousse, ils semblent mourir.

Un peu plus loin, un camion semble ne pas avoir aimé le vent, le chauffeur faisait peut-être autre chose et a été surpris…

Nous passons Morro Chico et nous arrêtons au sommet de la butte. Le vent pousse le vélo de Papa qui part tout seul et tombe. Ensuite, ça tourne et là, changement d’ambiance. Le vent vient maintenant de la droite, il nous pousse au milieu de la route. C’est encore jouable mais ça commence à être dangereux parfois.

Nous faisons une pause grignotage dans un arrêt de bus. Enfin, nous aurions aimé nous mettre dedans mais quelqu’un a eu la riche idée de le transformer en urinoir ! De l’autre côté de la route, un énorme troupeau de moutons est tout tranquille.

Quand nous repartons, des gros nuages nous menacent. La pluie n’est pas loin. Nous ne nous sommes pas trompés, elle commence à tomber. Nous nous dépêchons de nous habiller mais elle se déchaîne. Avec le vent, c’est carrément la tempête. Nous protégeons les enfants le temps qu’elle passe.

Nous avançons toujours, plus ou moins facilement. Pour la pause déjeuner, nous nous dirigeons vers un refuge. Nous avons déjà fait 55 kilomètres et avons vraiment envie de nous arrêter manger à l’abri. Il y a quelqu’un dans le refuge, il prépare à manger. Il nous accueille gentiment en nous disant avec un grand sourire : “poco viento ?” 😀 Il nous apprend qu’un troupeau de moutons arrive, c’est la transhumance ! C’est en fait 8000 bêtes qui viennent de faire une quinzaine de kilomètres. Ils sont bien encadrés par les arrieros et les chiens. Cette masse qui avance vers nous est impressionnante ! Elle fait toute la largeur de la route et des bas-côtés. Ils tournent à gauche juste après le refuge, nous les voyons donc tous défiler. Quel spectacle !

Le bétail rentré, les arrieros viennent déguster leur repas. Ils nous offrent un café. Nous discutons un peu mais ils parlent très très vite, nous avons du mal à bien les comprendre. Leur plat avalé, ils filent dehors dépecer un mouton qui s’est fait renverser par une voiture et nourrir les chiens.

Nous repartons et là, c’est la guerre qui commence. Le vent souffle comme jamais, des rafales à 90km/h étaient annoncées. Elles sont bien là ! La route a tourné, nous avons maintenant le vent quasiment dans la tronche. Nous avançons péniblement puis nous n’avançons plus. Impossible de rester sur les vélos, nous nous mettons à marcher. Même comme ça, nous devons parfois nous arrêter car le vent souffle trop fort ! Nous sommes contraints à faire ça sur un peu plus de 2 kilomètres.

Ça y est, la route tourne enfin. Nous réussissons à nous remettre sur nos selles. Nous approchons d’un arrêt de bus et voulons faire une pause. Ce coup-ci, c’est carrément la grosse commission qui a été faite, c’est vraiment insupportable ! Nous nous posons donc dehors, à l’abri du vent pour grignoter un peu. Nous venons de faire 9 kilomètres en un peu plus de deux heures, nous sommes rincés !

Encore un “petit” effort, Villa Tehuelches est presque là. La route descend enfin, nous avançons plus vite. Nous atteignons un autre refuge dans lequel les arrieros nous ont dit que nous pouvions dormir. Mais il n’y a pas d’eau donc, c’est impossible de s’arrêter là.

Enfin, la ville est là ! Nous nous arrêtons dans un petit café pour boire un jus et manger des empañadas sucrés. Les enfants se défoulent aux jeux. Le gérant nous confirme qu’il est possible de dormir dans l’arrêt de bus. Nous allons tout de même demander confirmation à la mairie. C’est tout bon, nous pouvons nous poser là. Ça manque de discrétion, nous sommes au milieu du passage, il y a beaucoup de vitres mais nous sommes à l’abri du vent et c’est gratuit.

Nous avons la visite surprise de Timothy ! Il a pris une journée de repos ici. Il est dans une maison, il est possible de camper gratuitement dans le jardin mais c’est moins bien abrité et demain, il nous faudra démonter la tente avant de partir. Nous décidons donc de rester où nous sommes. Demain, il prévoit de rejoindre directement Punta Arenas à 100 kilomètres d’ici.

Nous prenons notre dîner, les enfants sont surexcités, c’est usant… Nous allons nous coucher plus tard qu’hier mais nous voulons nous lever plus tôt demain. Le vent est annoncé fort le matin et très fort l’après-midi. Nous voulons faire une cinquantaine de kilomètres, ça devrait être jouable…

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2 réponses

  1. chloé dit :

    la chance ils font des vacances super longues, ils vont pas à l’école, c’est trop bien des vacances comme ça…dixit Lucie

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